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 ESTUDIO SOBRE EL ATENTADO AL PENTÁGONO DEL 11-S DE LA REVISTA L'ASILE UTOPIQUE.

www.asile.org

 

Hipervínculo al artículo original

LES TEMOINS :
Boeing 757 ou appareil militaire ?

Plusieurs témoins ont vu un appareil percuter le Pentagone. Mais était-ce un Boeing 757-200 ou un missile ?

 

 

De nombreux témoins confirment avoir vu un engin volant s'écraser sur le Pentagone. Cependant, leurs témoignages diffèrent lorsqu'il s'agit de décrire plus précisément l'appareil.

Plusieurs témoins disent avoir vu un gros avion. C'était « un avion de ligne » affirme une femme anonyme interrogée par CNN le 11 septembre. ["a commercial plane"] « J'ai vu un grand avion à réaction American Airlines arriver très vite et à basse altitude », déclare à l'AFP le Capitaine d'Infanterie Lincoln Liebner. ["I saw this large American Airlines passenger jet coming in fast and low"] Depuis la publication de notre dossier, Pentagone, le jeu des sept erreurs, beaucoup de témoins se sont aussi manifestés sur internet.

D'autres témoignages, reccueillis dans les premiers instants par la presse américaine, parlent d'un petit avion, d'un appareil au comportement étrange voire d'une sorte de missile avec des ailes.

- L'avion « avait une contenance d'environ 8 à 12 personnes » et « faisait un bruit strident comme celui d'un avion de chasse », explique Steve Patterson au Washington Post, le 11 septembre. ["appeared to hold about eight to 12 people" and "sounded like the high-pitched squeal of a fighter"]

- Tom Seibert, ingénieur réseau au Pentagone, raconte au Washington Post : « Nous avons entendu quelque chose qui ressemblait au bruit que fait un missile, ensuite nous avons entendu un grand bruit d'explosion ». ["We heard what sounded like a missile, then we heard a loud boom"]

- « Il n'y avait rien dans le ciel mis à part un avion, et on aurait dit qu'il tournait au dessus de Georgetown, effectuant un virage sur l'aile gauche, à haute altitude », raconte à CNN le Brigadier Général Clyde A. Vaughn, directeur adjoint chargé de l'assistance militaire aux autorités civiles. « Peut être qu'il s'agissait de cet avion là. Je n'ai jamais vu un avion avoir ce type de comportement en vol. » ["There wasn't anything in the air, except for one airplane, and it looked like it was loitering over Georgetown, in a high, left-hand bank" - "That may have been the plane. I have never seen one on that (flight) pattern."]

- Juste après l'attentat, Mike Walter, journaliste à USA Today, explique au Washington Post et à CNN que « c'était comme un missile de croisière avec des ailes ». ["it was like a cruise missile with wings"]

- Danielle O'Brien, contrôleur aérien à l'aéroport Dulles de Washington, où a décollé le vol 77 d'Américan Airlines, explique que l'appareil qui s'est écrasé sur le Pentagone avait la vitesse et la manoeuvrabilité d'un « avion militaire ». Son témoignage a été publié sur ABCnew et repris sur le site de la National Air Trafic Controllers Association. Nous en reproduisons un extrait :

« J'ai remarqué l'avion. C'était un avion non-identifié localisé au Sud-Ouest de Dulles et se déplacant à très grande vitesse. C'était rien de plus qu'un blip sur l'écran. »

O'Brien demande alors à Tom Howell, contrôleur aérien assis à côté d'elle, s'il voit également le blip.

« J'ai dit, 'Oh mon Dieu, on dirait qu'il se dirige vers la Maison Blanche' » se souvient Howell. « Je criais 'On a une cible qui se dirige en plein sur la Maison Blanche!' Volant à une vitesse de 500 miles par heure [environ 800km/h], l'avion se dirigait droit vers la zone que nous appelons P-56, l'espace aérien protégé numéro 56 qui couvre la Maison Blanche et le Capitole. »

« La vitesse, la manoeuvrabilité, la façon dont il a effectué son virage, chacun de nous dans la Salle Radar, contrôleurs aériens expérimentés, chacun de nous pensait qu'il s'agissait d'un avion militaire » explique O'Brien. « On ne pilote pas un 757 comme cela. C'est trop dangereux. »

« L'avion était distant d'environ 12 à 14 miles » précise O'Brien, « et nous faisions le décompte. Dix miles ouest, neuf miles ouest. Notre superviseur a décroché la ligne directe vers la Maison Blanche et a commencé à leur donner l'information [comme quoi] un avion non identifié, se déplacant à très grande vitesse, se dirigeait vers leur zone et n'était plus qu'à 8 miles à l'Ouest. »
 

Le Vice Président Cheney a été emmené très rapidement vers un bunker souterrain tandis qu'on disait au personnel de la Maison Blanche de s'éloigner du bâtiment en courant.

« Le décompte continuait 'Six, cinq, quatre', j'avais le trois déjà sur le bout des lèvres quand soudain l'avion a viré de bord. Dans la pièce le soulagement était palpable. Ce ne peut être qu'un avion de chasse. Ce doit être un de nos gars en alerte, envoyé pour patrouiller l'espace aérien de notre capitale et protéger notre président, et pendant une seconde nous nous sommes penchés en arrière sur nos chaises, poussant un ouf de soulagement », raconte O'Brien.

Mais l'avion à continué à virer de bord jusqu'à avoir fait un virage complet à 360 degrés.

« Nous avons perdu le contact radar avec cet avion. Et nous avons attendu. Et nous avons attendu. Et ton coeur bat la chamade alors que tu attends d'entendre ce qui s'est passé », raconte O'Brien. « Et puis on a entendu la voix des contrôleurs aériens du Washington National [Airport] dans les haut parleurs de notre salle qui nous disaient: 'Dulles, bloquez tous les vols arrivants. Le Pentagone vient d'être touché.' »

Le 11 septembre, le Département de la Défense a affirmé qu'un Boeing 757 s'était écrasé sur le Pentagone. Les témoins parlent bien d'un engin volant. Mais ils ne permettent pas d'affirmer avec certitude qu'il s'agissait d'un avion de ligne. Peut-être la version officielle des faits a-t-elle été projetée sur leurs témoignages. Dans leurs contre-enquêtes sur notre précédent dossier, les journaux Le Monde et Libération, par exemple, citent Steve Patterson et Mike Walter, afin de prouver que nous nous égarons en doutant du crash du Boeing 757. Pourtant, leurs témoignages, reccueillis à chaud par la presse américaine, ouvraient de nouvelles pistes. Le premier disait que l'appareil « avait une contenance d'environ 8 à 12 personnes » et « faisait un bruit strident comme celui d'un avion de chasse ». Le second expliquait : « c'était comme un missile de croisière avec des ailes »...

De quels faits dispose-t-on pour pour connaître la nature de l'engin ?

 

LES FAITS :
Un trou de 2,30 m de diamètre

L'engin qui a percuté le Pentagone le 11 septembre 2001 a percé un trou de quelques mètres sur la façade entre le rez-de-chaussée et le premier étage. Il est ressorti, trois bâtiments plus loin, créant un trou parfaitement rond d'environ deux mètres trente de diamètre.

 

L'appareil a percuté la façade du Pentagone devant laquelle se trouve l'héliport. Une demi-heure après l'attentat, cette façade s'est effondrée. La photographie ci-dessous a été prise dans les premières minutes, à l'arrivée des premiers secours. On peut donc y observer la façade qui n'est pas encore effondrée. L'impact a été agrandi sur l'image suivante. Il s'étend du rez-de-chaussée du bâtiment au premier étage (7-8 mètres de haut). Sa largeur correspond environ à celle des deux fenêtres qui sont au dessus (5-6 mètres de large). Il semble que le mur a été emporté entre les pilliers de soutien du bâtiment.


Site : www.defenselink.mil - Haute définition (1,1 Mo)

 

Le trou de sortie

Les deux photographies ci-dessous montrent le trou par lequel est sorti l'appareil. La légende de la première image indique : « L'orifice de sortie marquant l'endroit où le vol American Airlines 77 a terminé sa pénétration du Pentagone » ["The exit hole where American Airlines Flight 77 finally stopped after penetrating the Pentagon"]. La deuxième image montre ce même trou, mais après que les gravas aient été retirés et l'inscription "Punch out" ajoutée. Ce trou est parfaitement circulaire et fait environ deux mètres trente de diamètre.

Pentagone
Site : navy.mil - Agrandissement
 Pentagone
Site : defenselink.mil - Agrandissement - Haute définition (1,6 Mo)

 

L'emplacement du trou

Les deux images de gauche et leurs agrandissements à droite montrent l'emplacement de ce trou. Il s'agit de la façade interne du troisième anneau. On peut comparer l'état des fenêtes du premier étage et les inscriptions sur la droite avec les images présentées plus haut. On peut agrandir ces images et les télécharger en haute définition.

Pentagone

Pentagone
Site : geoffmetcalf.com
1 : Agrandissement - Haute définition (420 Ko)
2 : Agrandissement - Haute définition (460 Ko)
 Pentagone

Pentagone
Agrandissement des photographies de gauche.
Image 1 : Agrandissement
Image 2 : Agrandissement

 

Quel type d'appareil a pu causer de tels dégâts ?

 

LES HYPOTHESES :
Nez d'avion ou tête de missile ?

Le Pentagone affirme que le trou circulaire que l'on observe sur troisième bâtiment a été causé par le nez du Boeing 757. Cette hypothèse n'est techniquement pas possible.

 

 

Quel engin est capable de foncer sur un bâtiment au niveau du rez-de-chaussée, de produire une grosse boule de feu, et de perforer un trou d'environ deux mètres trente dans deux autres bâtiments extrêmement résistants ?

Selon la version officielle, il s'agit du nez d'un avion de ligne, un Boeing 757-200.

Lee Evey, chef de projet de l'opération rénovation du Pentagone, l'a brillamment expliqué lors d'une conférence de presse, le 15 septembre. « Les anneaux sont dénommés E, D, C, B et A. Entre B et C il y a un chemin de ronde qui fait le tour du Pentagone. On l'appelle le chemin A-E. L'avion a suivi un angle d'approche à peu près comme ceci et le nez de l'appareil a traversé le mur intérieur de l'anneau C pour déboucher sur le chemin A-E. [...] Le nez de l'appareil a traversé l'anneau C et est à peine ressorti dans le chemin de ronde A-E. On peut donc dire que l'avion a pénétré jusque là. »


DoD News Briefing on Pentagon Renovation : 15 septembre, Conférence, Graphiques, Contrat

 

Contradictions

L'ensemble de la version officielle est assez complexe et se contredit elle-même. Accrochez-vous bien.

- Pour justifier l'absence de débris du Boeing, les autorités ont expliqué que l'avion a été pulvérisé lorsqu'il a percuté ce bâtiment dont la résistance serait exceptionnelle.
- Pour expliquer la disparition de parties de l'avion particulièrment résistantes, comme les réacteurs ou les freins, on nous raconte aussi que l'appareil a totalement fondu (à l'exception cependant d'un phare et des boîtes noires).
- Pour justifier l'absence de 100 tonnes de métal fondu, des experts tentent de nous démontrer que le feu a dépassé les 2500 degrés provoquant ainsi l'évaporation des matériaux qui constituent l'avion (mais pas ceux de l'immeuble, évidemment, ni ceux du phare et des boîtes noires).
- Pour justifier la présence de ce trou, les officiels nous expliquent maintenant qu'il a été causé par le nez de l'avion qui, malgré toutes ces épreuves, a continué sa course folle à travers trois édifices.

L'avion a donc été capable de se désintégrer sur la façade du Pentagone, de fondre à l'intérieur du bâtiment, de s'évaporer à 2500° et néanmoins de perforer deux autres bâtiments selon un trou d'environ deux mètres trente de diamètre. On demande de toute urgence des experts au Pentagone ! Peut-on encore sauver la version officielle ?

 

Un nez d'avion ?

Imaginons un instant qu'on ne nous ai pas précédemment raconté que l'avion s'est désintégré, a fondu et s'est évaporé. Est-il pour autant possible que le nez d'un avion de ligne perfore trois édifices et produise à la sortie du troisième un trou parfaitement circulaire d'environ deux mètres trente ?


 

 

Le nez d'un avion, le radôme, contient le système de navigation électronique. Afin de permettre le passage des ondes des appareils, il n'est pas constitué de métal, mais de carbone. Sa forme a été étudiée pour être aérodynamique, mais il n'est pas conçu pour résister aux chocs. L'enveloppe extérieure, de même que son contenu, sont donc extrêmement fragiles. Sur un obstacle, ils s'écrasent, mais ne le percent pas.

On peut voir la fragilité du nez des avions sur de nombreuses images de crashs beaucoup moins violents que celui supposé du Pentagone. Par exemple : le Boeing 757-204 de Britannia Airways en septembre 1999 [autres images], le Boeing 737-3T5 de Southwest Airlines en mars 2000, l'Airbus A320-211 de Philippine Airlines en mars 1998 ou encore le McDonnell Douglas MD-82 d'American Airlines en juin 1999.
 

Il n'est donc pas possible de retrouver un nez d'avion après un tel choc. Un nez d'un avion ne peut pas non plus avoir produit le trou que l'on observe sur le troisième anneau du bâtiment.

 

Trois bâtiments perforés

Pourtant, les pompiers disent avoir vu ce qu'ils croient être le nez de l'avion. Le Boeing a pénétré jusqu'à l'anneau C, expliquent-ils. « Le seul moyen que nous avions pour savoir qu'il s'agissait bien d'un avion à l'intérieur du bâtiment était le fait que nous avions vu des débris du nez de l'appareil », raconte au NFPA Journal le Capitaine Defina. Interrogé sur le carburant de l'avion, le capitaine Ed Plaugher, répond : « Nous avons ce que nous croyons être une flaque juste à l'endroit où est ce que nous pensons être le nez de l'avion ».

Un engin a bel et bien perforé les trois bâtiments. Les étages supérieurs du premier immeuble se sont effondrés, une demi heure après l'attentat, sur une largeur d'environ 20 mètres. Les deux anneaux intérieurs semblent avoir surtout été endommagés par l'incendie qui s'est propagé. Ils n'ont pas été défoncés. L'engin qui a été projeté sur le Pentagone ne l'a donc pas défoncé, mais perforé.



 

La trajectoire de l'engin à travers les trois bâtiments. Voir ces photographies en page précédente

Un avion aurait défoncé le bâtiment. Il n'aurait pas percé les murs. Quel est ce morceau d'appareil qui a été capable de réaliser de tels dégâts ? Au contraire d'un nez d'avion, les têtes de certains missiles sont extrêmement résistantes. Constituées d'uranium appauvri, elles sont conçues pour avoir un effet de percement. L'uranium appauvri est un métal extrêmement dense qui s'échauffe au moindre frottement et rend le percement encore plus facile. Ces missiles sont notamment utilisés pour percer des bunkers. Un avion s'écrase et défonce. Un missile de ce type perce.

Les pompiers disent avoir vu un morceau de l'appareil qu'ils peinent à identifier comme un nez d'avion. Pourtant, il est impossible de retrouver un nez d'avion après un tel choc. La perforation des trois bâtiments n'a pas pu être causée par le nez d'un Boeing. Par contre, il pourrait bien s'agir d'une tête de missile en uranium appauvri.

Raphaël Meyssan
Traduction anglais-français : Grégoire Seither

 

 

COQUILLE :
En jargon journalistique,
faute typographique

Plusieurs grands journaux ont réalisé des contre-enquêtes pour montrer que le Boeing 757-200 d'American Airlines s'est bien écrasé sur le Pentagone le 11 septembre. Quelques erreurs anodines s'y sont glissées.

Témoignages erronés

Les contre-enquêtes sur notre précédent dossier, réalisées par les quotidiens français Le Monde et Libération, commencent tous deux par citer les témoins de l'attentat. Selon ces journaux, leurs témoignages confirmeraient le crash du Boeing 757-200 sur le Pentagone. Ils citent notamment Steve Patterson et Mike Walter.

Pourtant, le premier disait précisément au Washington Post que l'appareil « avait une contenance d'environ 8 à 12 personnes » et « faisait un bruit strident comme celui d'un avion de chasse ». ["appeared to hold about eight to 12 people" and "sounded like the high-pitched squeal of a fighter"]

Le second expliquait au Washington Post et à CNN que « c'était comme un missile de croisière avec des ailes »... ["it was like a cruise missile with wings"] Voir les différents témoignages sur la nature de l'avion.

 

Le débris n'est pas issu d'un Boeing d'American Airlines


 

En tout et pour tout, il n'existe qu'une seule photographie sensée représenter un débris du Boeing qui se serait écrasé sur le Pentagone. Cette image du Navy Times a été très largement diffusée par Associated Press. Elle est présentée par de nombreux journaux comme une preuve du crash du vol 77 d'Americain Airlines sur le Département de la Défense .

Pourtant, ce bout de tôle tordue [Voir l'image] ne correpond à aucune pièce d'un Boeing 757-200 de cette cette compagnie. On peut observer les images de ces avions dans tous les sens, on ne trouve nulle part les couleurs correspondantes.

La présence de rouge et de blanc sur le débris ne signifie d'ailleurs pas nécessairement qu'il s'agit des couleurs d'American Airlines, mais plus prosaïquement de celles des Etats-Unis d'Amérique.

Il est d'ailleurs étrange que ce « débris de l'avion » ne soit pas même noirci alors que l'avion aurait été pulvérisé.

Enfin, le Département de la Défense a précisé lors d'une conférence de presse qu'on n'avait pas retrouvé de morceaux de l'avion à l'extérieur du bâtiment, à l'exception d'un phare.

Pourtant, Le Monde du 21 mars 2002, exhibe cette photographie du « débris » comme une preuve, sur une page consacrée entièrement à l'affaire (page 23, voir aussi l'éditorial page 18). Lors d'un débat télévisé (« + Clair » sur Canal +, le 23 mars 2002) le journaliste qui a réalisé la contre enquête du Monde, Hervé Kempf, s'est expliqué sur le choix de cette image avec Thierry Meyssan, auteur du livre L'Effroyable imposture.

Thierry Meyssan : « Voilà une falsification très intéressante. Le journal Le Monde, qui a cherché à induire ses lecteurs en erreur, a publié une photographie qui provient d'un photographe officiel de la marine des Etats-Unis. »

Daphné Roulier (la présentatrice de l'émission) : « US Navy. »

Thierry Meyssan : « Sur cette photographie, on voit un morceau de métal qui n'est pas identifiable. [...] Le Département de la Défense nous a dit qu'il n'y a qu'un phare de l'avion qui a été retrouvé sur le pelouse. Donc d'après les autorités, ceci n'est pas un élément de l'avion. Pourtant le journal Le Monde [...] utilise ça comme argument. [Il] fait semblant d'ignorer cette conférence du 15 septembre dont nous avons largement discuté ensemble [Thierry Meyssan et Hervé Kempf]. Et vous m'avez plusieurs fois interrogé sur cette photographie. Mais pour en rajouter, ils signalent qu'ils ont contacté l'auteur de la photographie, le 19 mars, pour s'assurer de son authenticité - ce dont personne ne doute, mais qui ne nous apporte strictement rien quant à la signification de l'image. [...] Je voudrais savoir pourquoi le journal Le Monde a voulu induire ses lecteurs en erreur avec cette photo. [...] »

Daphné Roulier : « Si je puis me permettre, je crois, Hervé Kempf, que vous n'étiez pas d'accord avec l'explication de cette photo. »

Hervé Kempf : « Alors ! C'est très intéressant que M. Meyssan cite cette photo et ce qu'il en dit est exact. C'est à dire que je suis d'accord avec lui et il y a eu un débat au sein de la rédaction du Monde - parce que la rédaction ce n'est pas monolithique. Et personnellement, avec d'autres journalistes, j'étais opposé à la publication de cette photo qui était présentée comme un élément de preuve. Vous avez tout à fait raison de signaler que ce n'est pas un élément de preuve et que c'est présenté de façon à faire croire "Ah ! Vous voyez bien que M. Meyssan a tord puisque voilà un débris avec un morceau d'avion". Si on lit attentivement cependant la légende, on verra qu'il n'y a pas d'ambiguïté. »


 

 

La légende de la photo publiée par Le Monde n'est effectivement pas du tout ambiguë :
« Cette image a été prise par un photographe militaire du Navy Times, le 11 septembre 2001. Selon l'agence Associated Press (AP), qui la diffuse, la photo montre un débris de l'avion sur l'héliport ouest du Pentagone. AP précise que des morceaux ont été éparpillés par le choc jusqu'à l'autoroute avoisinante. Il s'agit de l'un des rares documents disponibles dans les agences photographiques. Mark Faram, l'auteur du cliché, a confirmé son authenticité au Monde, mardi 19 mars. »

Par ailleurs, l'éditorial du journal ne laisse aucun doute sur l'interprétation qui doit être faite de cette image : « Des témoins ont vu l'avion avant qu'il ne s'écrase sur le Pentagone, une photo a même montré un morceau de fuselage à une centaine de mètres de l'immeuble ».

C'est ce qu'on appelle une coquille, n'est-ce pas ?

 

Les experts contradictoires

Dans la même émission, François Grangier, expert enquêtes-accidents reconnu, expliquait qu'un avion n'a pas pu percuter la façade.

François Grangier : « Ce qu'il y a de certain que quand l'on voit la photo de cette façade qui est intacte, il est évident que l'avion n'est pas passé par là. On peut imaginer qu'un avion de cette taille-là ne peut pas passer par une fenêtre en laissant l'encadrement debout. Mais il est évident que si avion il y a eu il a tapé à un autre endroit. »

Daphné Roulier : « Donc un Boeing 757 à cet endroit aurait du faire beaucoup plus de dégâts ? Vous êtes d'accord en cela avec Thierry Meyssan ? »

François Grangier : « Précisément sur la façade, oui. Mais je ne vois pas l'importance de la chose. Lorsque l'on regarde le site Internet des architectes du Pentagone, on voit une vague description d'impact. Mais il ne faut pas voir de machiavélisme là où il n'y a que de l'incompétence. Il ne s'agit pas d'une enquête sur un accident d'avion, il s'agit d'un acte de terrorisme. »

La contre enquête du Monde cite plusieurs spécialistes sans donner pour autant le moindre nom : « un pilote de ligne français », « les experts aéronautiques consultés par Le Monde », « un autre ingénieur ».

Au contraire de François Grangier, tous ces spécialistes anonymes vont dans le sens de la contre enquête du journal. L'éditorial du Monde nous apprend : « les experts expliquent que l'appareil s'est pulvérisé sous la violence du choc. La parole des experts n'est certes pas d'Evangile, et il est bon qu'elle soit contestée par les citoyens. Encore faut-il que cette contestation s'appuie sur des critères de rigueur où tous les faits sont pris en compte. Or la rumeur du 11 septembre laisse de côté tout ce qui ne va pas dans le sens que souhaitent ses propagateurs. Comme si la réalité n'était qu'affaire d'opinion et de jugement, comme si elle n'avait aucune consistance factuelle objective indépendamment des parti-pris subjectifs. L'information est un travail, avec ses règles, ses apprentissages, ses vérifications. »

Nous souscrivons totalement au principe édicté par le quotidien de référence : ne pas écarter les éléments contradictoires. De notre côté, nous tentons modestement de le mettre en pratique.

 

 



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